Dans moins de deux mois, le 1er septembre 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA — de la micro-entreprise au grand groupe — devront être en capacité de recevoir des factures électroniques. Et pour cela, il n'y a qu'un seul chemin : passer par une plateforme agréée par l'État. Le point sur ce choix, qui n'est pas qu'un détail technique.

Il n'y aura pas de portail public gratuit

C'est le malentendu le plus répandu chez mes clients. À l'origine de la réforme, l'État prévoyait un Portail Public de Facturation (PPF) permettant à toute entreprise d'émettre et de recevoir gratuitement ses factures. Ce volet a été abandonné en octobre 2024. Le PPF existe toujours, mais son rôle est désormais invisible pour vous : il tient l'annuaire central des entreprises et concentre les données transmises à l'administration fiscale. Il n'émet ni ne reçoit aucune facture pour votre compte.

Conséquence directe : chaque entreprise, quelle que soit sa taille, doit désigner une plateforme agréée. Ne pas choisir, c'est ne pas être conforme.

Qu'est-ce qu'une plateforme agréée ?

Une plateforme agréée (PA) — c'est le nouveau nom officiel des « plateformes de dématérialisation partenaires » (PDP) — est un opérateur privé immatriculé par la Direction générale des Finances publiques, pour trois ans renouvelables, après vérification de sa conformité fiscale, de la sécurité de ses infrastructures et de son interopérabilité avec les autres plateformes. Elle seule est habilitée à émettre, transmettre et recevoir vos factures électroniques, et à envoyer à l'administration les données d'e-reporting (opérations avec des particuliers, transactions internationales, données de paiement).

La DGFiP a publié le 16 janvier 2026 une première liste de 101 plateformes agréées, régulièrement enrichie depuis, consultable sur impots.gouv.fr. Elle a également créé une marque de garantie « Plateforme agréée – Facturation électronique » pour les identifier. C'est la seule source qui fait foi : une mention « conforme » sur le site d'un éditeur de logiciel ne remplace pas la présence sur la liste officielle.

Attention au cas du logiciel de facturation « non agréé »

Votre logiciel de facturation habituel n'est peut-être pas lui-même une plateforme agréée. Ce n'est pas rédhibitoire : beaucoup d'éditeurs se raccordent à une plateforme agréée partenaire qui achemine les flux pour leur compte. La question à poser à votre éditeur est simple : « à quelle plateforme agréée êtes-vous raccordé, et à quelle échéance ? ». Si la réponse est vague à quelques semaines de l'échéance, il faut envisager un plan B.

Comment choisir, concrètement

Vérifier d'abord la présence sur la liste officielle de la DGFiP. Ensuite, comparer sur des critères réels : compatibilité avec votre logiciel de comptabilité et de facturation, prise en charge complète de l'e-reporting si vous vendez à des particuliers ou à l'étranger, tarif adapté à votre volume de factures, et pérennité de l'acteur — le marché comptera vraisemblablement moins de plateformes dans trois ans qu'aujourd'hui. Pour mes clients, ce choix se fait avec moi : c'est la plateforme qui alimentera votre comptabilité, autant qu'elle soit cohérente avec vos outils existants.

La solution que je propose à mes clients : Tiime

Ce travail de sélection, je l'ai fait. La solution que je déploie chez mes clients est Tiime, et ce choix repose sur des critères vérifiables, pas sur une préférence de confort.

D'abord, la conformité : Tiime est immatriculée Plateforme Agréée à titre définitif par la DGFiP depuis fin décembre 2025 — pas une immatriculation « sous réserve », mais le statut complet, obtenu après réussite des tests d'interopérabilité de l'administration. La plateforme gère les trois formats normés de la réforme (Factur-X, UBL, CII), l'e-reporting de vos opérations avec les particuliers et l'international, et participe depuis février 2026 au pilote national mené en conditions réelles avec l'administration. Vous pouvez le vérifier vous-même sur la liste officielle d'impots.gouv.fr — c'est d'ailleurs le réflexe que je vous recommande face à n'importe quel prestataire.

Ensuite, le coût : la facturation et la plateforme agréée sont gratuites, sans limite de volume. Pour un indépendant ou une TPE, cela signifie une mise en conformité au 1er septembre 2026 sans budget logiciel supplémentaire — ce qui n'est pas le cas de la majorité des offres du marché.

Enfin, et c'est le point décisif pour moi : Tiime est conçu pour fonctionner en tandem avec votre expert-comptable. Vos devis, factures et justificatifs arrivent directement dans mon environnement de travail, sans ressaisie, sans envoi par email, sans classeur à m'apporter en fin d'année. C'est exactement la philosophie de ce cabinet : la machine collecte et transmet, l'humain contrôle et conseille. L'outil est français et autofinancé, les données sont hébergées en France, l'interface fonctionne sur web comme sur mobile ; il réunit plus de 200 000 utilisateurs et affiche une note de 4,8/5 sur les stores d'applications.

Un mot d'honnêteté pour finir : Tiime vise les indépendants, micro-entreprises et TPE — c'est-à-dire l'essentiel de ma clientèle. Pour une structure à très gros volumes ou multi-entités, d'autres plateformes de la liste officielle peuvent être plus adaptées, et dans ce cas nous les étudions ensemble. Le bon outil est celui qui correspond à votre situation, pas celui qui arrange le cabinet.

Sources officielles

  • impots.gouv.fr — « Facturation électronique et plateformes agréées » et liste officielle des plateformes agréées
  • economie.gouv.fr — communiqué du 16 janvier 2026, publication des 101 premières plateformes agréées
  • entreprendre.service-public.gouv.fr — actualité du 19 janvier 2026, calendrier de la réforme
  • Sur Tiime : immatriculation définitive vérifiable sur la liste officielle des plateformes agréées (impots.gouv.fr) ; caractéristiques : tiime.fr
  • Renseignements : 0806 807 807 (service gratuit + prix de l'appel)